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Lundi 29 janvier 2007  

La météo avait bien dit qu’il neigerait…. Pour anticiper les soucis de la route (si si , c’est vrai), je me suis lancée un défi peu banal: descendre au bureau à pied. A 5 heures, j’ai pu ainsi vérifier les prévisions en ouvrant mes volets: en effet, 20 bons cm étaient tombés dans la nuit. « Quelle idée débile ! Bon, je suis levée maintenant, alors pourquoi pas ? Tentons le coup ».

Arrimée de mon podo-cardio-mp3 (un vrai Boïng) sans oublier mes gants, me voilà lancée à 6 heures dans la blancheur du petit matin obscur à destination de Rive. Nom du pipe ! Je ne pensais pas que courir dans une neige aussi fraîche était si fatiguant. A pousser les pieds et lever les genoux, le rythme s’en ressent. De plus, malgré la frontale, impossible de distinguer le relief : il n’y en a pas ! Tout est caché sous la neige, les trous, les bosses. Ah, enfin une route. Ils ont passé le chasse-neige. Mais quelle gadoue. Aïe aïe aïe, mes baskets vont être toutes trempées. Vite, un chemin et de la neige fraîche que je puisse courir au sec. Le problème c’est que maintenant, elle adhère à mes semelles mouillées et je me vois grandir au fur et à mesure de mes pas. Bonjour l’amorti ! Me voici obligée de courir sur les pointes de pied !

En tout cas, la campagne est magnifique : au dessus de la Pallanterie, je suis seule à courir dans un chemin invisible. Tout est blanc, le ciel, le sol.. Malgré la nuit, la luminosité est transparente. C’est magique, féerique ! Bercée par un morceau de Bernard Lavilliers qui chante « l’été, tout nu sur la plage… », je me dis qu’il a un super feeling, celui-là, de me chanter ce truc là, ici et maintenant !

Arrivée à Vésenaz, je retrouve la civilisation et ses vicissitudes : voitures, bruit, pollution. La descente de la rampe de Vésenaz est magnifique, l’image de ces bateaux qui dansent dans le noir, sous les flocons virevoltants est gâchée par le « smog », cette poussière de moteurs diesel qui entoure la route du lac et qui empêche de respirer. A tel point que je suis obligée, à plusieurs reprises, de m’arrêter pour pouvoir souffler car mes poumons ne peuvent pas inhaler autant de puanteur. Il est vrai que dès que le vent se sera levé, l’air deviendra plus respirable. Mais je n’ai pas le temps d’attendre, alors je repars.

Enfin, j’arrive. 1 heure 26 au compteur. Pas de quoi faire « péter » un chrono pour un trajet d’un peu plus de 13 km. Mais ça ne fait rien. Vu les conditions, je suis contente. J’ai relevé mon défi, c’est le principal. Maintenant, il va falloir faire la route dans l’autre sens pour revenir.. en bus ? en baskets ?

Je vous le raconterai plus tard…

Odile