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Dimanche 8 juillet 2007

C’est un ciel cataclysmique qui nous accueille ce dimanche à Messery. La météo, bien optimiste, n’avait annoncé le mauvais que pour l’après-midi.. Quelle galère, se lever si tôt alors qu’on serait si bien au chaud à la maison.. De plus en plus noirs, les nuages foncent droit sur nous. C’est sûr, on va y avoir droit.

Pas manqué : de gros coups de tonnerre donnent le « LA» de la musique qui va suivre. En stéréophonie, nous devenons les spectateurs d’un concert d’Ô, véritable son et lumières digne à faire pâlir J. Michel Jarre. Immédiatement, la pluie et le claquement des éclairs alternent avec le roulement du tonnerre. Une averse épaisse et lourde finit par tomber sur un rythme d’enfer.

L’échauffement des coureurs est bien compromis.

Neuf heures, départ des petits : on a du mal à distinguer les 2 coups de pistolets du brouhaha climatique.

Puis arrive le tour des grands à 10h : toujours sous la pluie, quelques 350 fondu(e)s envahissent les rues de Messery en direction du lac. Si la descente n’est pas désagréable (il y a des jolies maisons et une vue imprenable) et permet une bonne mise en jambe des abattis, la remontée depuis le port de Nernier se fait plus problématique car passage obligé par un sentier muré de 1 mètre de large : chacun est astreint à se tenir sagement l’un derrière l’autre avant de pouvoir respirer l’air libre sur le haut du village (ouf, de l’oxygène !). C’est finalement un peu plus haut que le cortège se sépare alors en 2 : à gauche, le 12,6 km, à droite, le 7.6 km.

La suite du 7.6 km est assez épique car après une petite rampe de 250 mètres bien casse-patte, nous nous retrouvons embourbés dans une espèce de chemin « mi-sentier mi-ruisseau » où les flaques de boues sont loin d’être rares. Mazette, là aussi Olivier tu apprécierais car c’est un vrai centre thalasso. Ca glisse, ça patchoque et en plus, ça grimpe ! Zut mes crampons, j’aurais dû prendre mes crampons..

« C’est là que les Athéniens s’atteignirent… » La différence se fait à ce moment précis, les bons continuent de courir, les autres….. hum bon, le but c’est de continuer. Après cette grimpette boueuse et forestière, une large clairière accueille nos guerriers de la pluie qui a enfin l’air de s’être calmée.. (A mon avis, celui qui est là-haut est tellement épaté par tous ces dingues qui courent qu’il en a oublié sa flotte et ses éclairs)

L’air dégagé de la campagne fait place à l’accueil ombragé des grands bois. Un calme inattendu règne sous les grands arbres. Ca fait du bien après toutes ces péripéties marécageuses. Les petits oiseaux chantent et nous accompagnent de leurs gazouillis joyeux. Pas besoin de mp3, surtout avec les grenouilles de l’étang qui coassent leurs bravos depuis les nénuphars.

Nous continuons dare-dare sous la protection de dame forêt et atterrissons brusquement au milieu des maïs et des encouragements des supporters. Leurs applaudissements et leurs paroles de soutien sont une source d’énergie incroyable. La ligne d’arrivée s’approche à grandes foulées sous l’égosillement tonitruant des hauts parleurs. Il pleut toujours mais la victoire est là à deux pas (peut-être +…). En quelques enjambées, les portillons d’arrivée sont dépassés.. Et là, c’est… fabuleux ! Les moments de douleurs, les difficultés s’envolent comme par enchantement. C’est un moment d’intense décontraction. Heureux de s’être dépassés, surpassés, nous nous disons que finalement ce n’était pas si mal, que nous avons eu raison de braver ce temps cauchemardesque et que nous avons bien gagné de manger notre saucisse-frites.. !

A l’année prochaine la Ronde du Léman.

Odile