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Voilà 24 heures que j’ai décidé d’arrêter ma course et pourtant c’est toujours aussi dur d’en parler. Que retenir de cette balade de 77km.

L’échec sûrement pas, par contre une déception énorme ! Déçu de ne pas avoir rallié l’arrivée alors que les jambes étaient là. Ce matin ça va « bien » sauf ce maudit genou gauche, mais heureusement il y a eu plus de peur que de mal.

Déçu de ne avoir passé la ligne avec Christian et Michaël histoire de partager  ensemble ce moment qui devait être magique.

Déçu de ne pas avoir fait les 100 derniers mètres avec « Chicken-run » en souvenir de Paris.

Enfin c’est vraiment dur de prendre la décision d’arrêter, mais c’était la bonne bien que je reste persuadé que j’aurai pu terminé en marchant, mais dans quel état et en combien de temps?

Mais heureusement il y aussi beaucoup de belles choses à retenir dans cette aventure. Tout d’abord ma course, mais avant d’en parler je tiens à remercier Christian et Michaël. Merci pour votre soutien, merci pour votre bonne humeur, merci pour tout.  Félicitations Pépé, tu as un courage énorme.

Après un départ poussif dans les rues de Bienne j’arrive enfin à trouver mon rythme et là c’est parti pour 65 km de bonheur. Le parcours est vallonné mais agréable, le public est présent dans tous villages et ce même tard dans la nuit. Je me dis que ça va être long mais le passage au milieu de la foule à Aarberg  me donne des ailes. Au bout de 2h30 je retrouve Christian et Michaël toujours la forme et le même rythme 18 minutes de course deux de marche. Un peu avant Oberramsern je suis surpris car je rattrape Pépé, une tape amicale su l’épaule et je continue afin de ne pas perdre mon rythme. J’arrive à Oberramsern et là le moral en prend un coup, je vois Jacques au ravitaillement il me dit que c’était terminé pour lui. C’est les yeux embués que je repars mais je suis toujours confiant et en plus Christophe s’est joint à l’équipe. Les kilomètres défilent, passage au marathon en 4h31 toujours en forme, mais la première alerte arrive au 48ème, j’ai le genou droit qui coince. Le moral tombe dans les chaussettes je dis à Christian que ça va être difficile de finir, Michaël me donne un anti-douleur Christian me masse le genou et c’est reparti et là le miracle plus mal jusqu'à Kirchberg, un peu avant le ravitaillement je dis à Mick de préparer 2 gourdes et la bombe de froid pour le départ dans le bois. L’arrivée à Kirchberg (km56) au bout de 6h10 d’effort est un grand moment. Les Traines-la-grolle sont là, merci à tous pour vos encouragements, je suis désolé de ne pas m’être arrêté plus longtemps. Jacques m’encourage une dernière fois et je m’élance en solitaire pour affronter la caillasse et les racines de ce chemin qui me sera fatal. Je continu à mon rythme, et après un passage dans l’herbe on arrive dans le sous bois et là c’est la chute. Je glisse sur des cailloux la chute n’est pas violente mais j’ai un grosse douleur au genou gauche, j’appelle Mick je lui dit qu’il ne s’inquiète pas car je vais marcher un petit moment. J’en profite pour récupérer, je marche tranquillement Béatrice me double enfin « elle m’encourage et me parle d’une surprise à l’arrivée… » . Je passe le ravitaillement du km 62.5 en marchant puis je repars en trottinant pour 4 km mais là j’ai commencé à comprendre que c’était vraiment fini. J’ai les 2 genoux en morceaux, je rejoint Christian et Michaël je me change entièrement, je leur dis que je vais marcher jusqu’au bout et qu’il reste encore 5h30 avant l’arrivée. Ils sont partants c’est super ! Pépé arrive nous partons ensemble malheureusement je n’arrive pas à le suivre. Nous continuons et nous arrivons à la « Boulangerie », il est 7h00 café, croissant, délice à la moutarde, merci Michaël. C’est ici que j’ai décidé de ne plus continuer. Nous sommes à 4km de Bibern, nous les effectuerons tout doucement pour profiter un maximum de ces derniers instants ensemble.  Je fais tamponner mon dossard, j’ai validé 3 secteurs au moment de mon abandon.

Dans la navette pour Bienne, après avoir expliqué tant bien que mal mes mésaventures à un coureur allemand qui participait pour la deuxième fois à cette course ce dernier m’a dit :  « l’année dernière j’ai abandonné au 56ème km, cette année au 77ème  l’année prochaine on  terminera tous les deux! »

Un autre point positif, « Les Traines-la-Grolle » sont toujours là! Plus de Crocs’jacques, de mickeys,…mais une bande de copains prêts à faire quelque chose de grand dans la joie et la bonne humeur sans se prendre la tête. Merci à tous pour vos encouragements et votre investissement dans cette aventure.