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Mercredi 4 avril 2007

Allez, un p'tit truc de Ouf....

Voilà un bon mois et demi que je me retrouve coincée à ne pas pouvoir courir et que les baskets me démangent… Tous les jours, je regarde mon calendrier et je compte les entraînements qui défilent.. Surtout éviter de venir « guigner » les Traine-la-Grolle en course pour ne pas pleurer.. Bouhhh ! (je pleure quand même).

Cette guérison est longue et risque bien de s’éterniser. Tant pis, je ne peux pas courir mais marcher, ça, je peux le faire.. Les douleurs dues à cette tendinite des adducteurs ne se réveillent pas pendant la marche. Alors pourquoi attendre sans rien faire : un petit tour puis un autre et encore un autre un peu plus grand permettent de m’entraîner dans cette pratique venue finalement du fond des âges mais pourtant bien actuelle.. Ca me fait du bien, pour le moral et aussi pour mes jambes que je voyais fondre à vue d’œil à cause de ce repos forcé.

 Une idée un peu folle (ouf ouf) vient me taquiner les neurones: pourquoi ne pas intégrer cet exercice dans un transport quotidien et obligé (eh oui il faut bien « gagner sa croûte »). OK je tente. Après tout, je l’ai fait cet hiver en courant dans la neige alors, aujourd’hui marcher avec les petits oiseaux qui chantent et la douceur du printemps, pourquoi pas ?

Rendez-vous est donc pris avec mon réveil pour 5 heures du matin. Après une bonne nuit et quelques tasses de thé (pour l’hydratation), me voilà partie pour 13 km de marche dans l’obscurité, podomètre à la ceinture. Le vent commence à souffler. En guise de « douceur du printemps », c’est un froid de canard qui m’accueille ! Allez courage, le défi est déjà lancé. Une longueur de champs me renvoie dans les vignes où je longe quelques maisons endormies. Ca fait drôle d’être là dans le désert de la nuit. C’est même inquiétant. Surtout avec cette bise qui invente des bruits un tantinet angoissants : des feuilles qui se froissent sur le sol, une plaque métallique qui cogne, un long hululement dans un tuyau de ruisseau… Pas très rassurant tout ça ! Je presse le pas et mon chrono m’indique déjà 30 minutes de trajet. Je traverse une grande route où quelques voitures se pressent déjà vers la ville : il n’est que 6h30.

Enfin, me voilà de nouveau dans la campagne où je poursuis ma route accompagnée du chant joyeux d’un merle. Après les bruits d’épouvante, je retrouve enfin les douces joies du printemps ! Je n’ai pas le temps d’admirer cette scène que le vent me pousse déjà dans le dos comme s’il était pressé. Eh, doucement Le Vent.. !

Tiens, encore un joli tableau du matin : Monsieur et Madame Canard se font la causette. Je les distingue très bien car le jour se lève sérieusement. Enfin, je peux clairement voir les résultats sur mon « ordinateur de bord » : la moitié du trajet reste encore à faire.

J’atteins les premières maisons et surprends quelques bonnes odeurs de café. Par les lumières, je peux facilement deviner qui est en vacances et qui doit se lever pour aller bosser ! Eh oui, il y a 2 catégories de gens le matin, les chanceux et les autres. Mais bon, je peux considérer que je suis en vacances pour l’instant car j’ai le plaisir de l’exercice et de la balade. Tout à l’heure, ce sera différent quand je serai enfermée! Alors, une seule chose compte : APPRECIER le moment présent.

Mes jambes sont bien échauffées et il reste encore 45 minutes de marche. Je peux tenter une bonne accélération sans réveiller ces douleurs dans mon muscle blessé. Ainsi, j’assure mon arrivée au boulot en bonne et due forme, pour l’heure prévue.

La descente sur les bords du lac entraîne alors chez moi une vive émotion à la vue de ces pauvres cabanes construites « cahin-caha » sur le coteau : les Porsche, Mercedes et grosses voitures sont encore garées dans leurs cours, cachées derrière de grands portails, inactives. Les lumières sont inexistantes dans les cuisines : il est clair que là, tout le monde dort encore.. Il est 7h30.

Le lac est déchaîné. L’eau claire qu’on pouvait observer hier s’est transformée en un liquide opaque et verdâtre. Les vagues foncent sur le bord, poussées par un vent de plus en plus froid qui fait tanguer tant bien que mal les bateaux comme de vulgaires coquilles de noix.

Je force un peu plus mon allure pour lutter contre cette température de nouveau hivernale. La file des voitures s’allonge devant les feux rouges. Me voici arrivée au centre du pays des Sugus et du chocolat… (ah la la, gourmandises de mon enfance). Le tic-tac des montres et le claquement des calculatrices se devinent derrière les fenêtres des bureaux. (On ne parle pas du tintement des pièces ou du froissement des billets car ce n’est finalement pas le sujet..)

Il est à peine 8 heures : j’arrive sur mon lieu de travail. Ouf ! Mon chrono m’indique alors le résultat: 2 heures de trajet porte à porte. Challenge à moitié relevé car le retour au « Pays des Grenouilles » reste à faire.. (oui oui, les grenouilles existent bien chez nous, vous ne les entendez pas en ce moment dans les ruisseaux?).

Alors, à +.

Odile