Les détails de l'histoire sont ici.
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La traversée des Pyrénées en sept jours, soit sept ultra trail de fou, les infos ici.
100 KM SUR UN VELO DE NUIT
Pourquoi faire 100 kms de vélo dans la nuit ? La réponse peut être toute simple : faut être fêlé !
Mais c’est plus compliqué que ça ! J'avais une petite dette envers Eric qui a eu la gentillesse de me concocter mon plan pour le marathon d’Annecy (avec toutes les explications qui vont bien !). mais là c’est encore trop facile, j’avais peut-être envie de voir ce que ça peut donner histoire, qui sait, de m’aligner en 2010 !
Vendredi matin arrivée d’Eric à la maison, on se fait une petite pasta partie et on paufine l’organisation du « couple » ! : je porte la montre et c’est moi qui doit lui dire quand boire et s’alimenter, enfin sauf s'il ne veut pas !
13 heures, nous retrouvons Jacques et les filles qui finissent de charger la voiture : présentation et hop nous filons chez Pépé. Là, se retrouvent tous les « biennois » pour un départ en caravane (il ne manquait que les relayeurs).
Arrivée à Bienne , sur le terrain des Traines la grolle (d’ailleurs le trésorier va proposer l’achat de ce terrain par le club !)
Tout le monde « s’installe » : c'est-à-dire qu’on déballe les affaires, on en met de partout et les coureurs essayent de dormir un peu (Eric n’arrête pas de s’excuser parce qu’il essaie de se reposer au calme : « ils doivent me prendre pour un sauvage ! »
Les vélos règlent leur monture : on profite du Tamoil d’à côté pour gonfler les pneus à bloc !
On mange (c’est vrai que les pates de Christophe ont fait du bien avant de partir !!!!)
Préparation des paniers du vélo : dernier breefing avec Eric pour bien savoir où se trouvent les objets et ne pas avoir à les chercher au moment opportun !
Je me mets en tenue (on dirait un clodo !!!) de peur d’avoir mal au c.l je mets un short de vélo sur ma tenue , le chasuble orange fluo !!!!
21.30 h. départ des vélos on ne reverra les coureurs que dans 2 heures.
On roule pépères (le chemin n’est pas bien balisé mais on y arrive quand même)
Voilà nous y sommes il ne reste plus qu’à attendre une petite heure !!!
On s’assoit et on attend ! On en profite pour manger un morceau peinards, je mets mon alarme à 23.59 h. (trop tôt me disent les autres !! mais il ne connaissent pas l’Eric !)
Voilà le premier qui passe (il est rapide l’artiste !)
Enfin arrive Eric, et voilà c’est parti : au revoir les gars on se retrouve… à Bienne !
Un premier briefing : il a les jambes lourdes il n’arrive pas à dérouler correctement mais le rythme est bon ! Je dois faire attention de bien lui laisser la corde dans les virages !!! il me donne sa frontale je suis là pour l’éclairer.
Ça roule ma poule : tous les quarts d’heure je lui propose de boire sa boisson préparée avant le départ et de quoi manger : il gère en fonction !
Mais que font ces gens au milieu des bois pour encourager les coureurs ??
Arrivent les 50 kms : 4.50 h. c’est bon ça tourne bien !
Allez il va falloir se couvrir : je lui passe ses gants et sa casquette.
55 kms, on arrive à la séparation : ah ! voilà les Traines la Grolle , Jacques est parmi eux (il a dû abandonner, je le pensais : la douleur de ces dernières semaines …. Sage décision) on prend des nouvelles des autres : rien sur Pépé, mais Stéphane avance correctement, les filles sont là elles ont bien tourné, Luc en forme .. comme d’hab. !
Un petit coup de coca et hop ça part pour 10 kms à fond les ballons : "quand on partait de bon matin quand on partait sur les chemins …. à bicyclette….. !!!" . Je rejoints le point de jonction, j’ai le temps : ouf je peux poser ma monture et m’assoir un peu.
Arrive Eric, il est pas en forme, il a un petit coup de mou ! bon c’est pas grave il court toujours mais un peu moins vite !
Le soleil se lève, tient il fait jour !!!!
On rejoint le dernier relai, Isaac est là; il nous accompagne un morceau et nous informe de la mauvaise fortune de Stéphane, il recommencera : c’est un coriace !
Allez encore 20 bornes, putain ce que ça monte, la charogne d’Eric il marche dans les montées mais il va aussi vite que moi !!! (je ne suis pas fait pour le vélo c’est sûr !)
Allez on y va, tiens un petit café ce serait bien ! ben non j’ai pas pris mes sous !!
On rejoint le bord de la rivière, Isaac nous rejoint, accompagné de Christophe, une petite tape et ciao !
On continue, bon ben moi je continue à lui raconter des c….eries, à lui chanter des chansons : ça va, il sourit en coin ça ne le dérange pas trop (pourtant qu'est ce que je peux en raconter des conneries !!) les chansons ... je ne vous raconte pas !!
Les derniers kms sont avalés plus rapidement (les ailes qui poussent !!)
Enfin Bienne !
"100 kms à pied, ça use, ça use !!!"
Mais en vélo et ben même pas mal au C.L!!!!!!
UNE CHOSE EST SÛRE : FAUT ÊTRE BARGE POUR COURIR CETTE
DISTANCE !!!!!
MAIS IL FAUT VRAIMENT EN VOULOIR : CHAPEAU BAS MESSIEURS.
Les Traînes la Grolle toujours plus haut !!!!
Photo prise le 14 juillet 2007 à 06 heures 30 par Sylvie, sur le toit de l'Afrique. Kilimanjaro 5895 m.
« Encore une fois » me suis-je dit..
Tonitruant, mon réveil a donc sonné ce matin.
Pfffff ! Il faut dire que l’entrain de la 1ère fois n’est plus au rendez-vous. Mon goût pour l’aventure aurait-il été émoussé par l’effet de répétition ? Certainement.
Mon appel bloggeur n’a pas été entendu : un compagnon de route aurait sûrement ravivé l’aspect exceptionnel de la sortie ainsi que mon courage.
Tant pis.
Arrimée de ma nouvelle gourde « spéciale CAP » (non pas la même que sur le dessin, hein Jacques), je démarre sans trop vouloir penser aux kilomètres à parcourir.
Heureusement, il fait super beau aujourd’hui et la lumière est à son maximum. Au moins pas besoin de lampe frontale! Le soleil commence à darder ses rayons sur le haut des montagnes et les merles sifflent gaillardement depuis le toit des maisons.
Mes pieds foulent rapidement l’herbe mouillée. C’est vrai qu’il a pas mal plu dans la nuit. Cinq cent mètres seulement dans le petit chemin de terre, et j’entends « splash splash » dans mes chaussettes. Zut, pas très agréable comme sensation. Surtout au saut du lit. Le goudron de la route est le bienvenu : mes baskets vont pouvoir « s’ébrouer » sur le bitume, et avec un peu de chance j’arriverai les pieds au sec. Tiens en parlant d’ébrouer, un cheval m’accompagne dans son parc : il a été surpris de voir quelqu’un à cette heure, c’est sûr.
Je cours, je cours, mes jambes me font un peu mal.. La conséquence des fractionnés d’avant-hier sans doute. Voilà déjà les premières maisons. Mon allure est assez soutenue. Ca doit être pour cela que c’est douloureux. Je ne peux pas me fier à mon cardio qui me joue des tours, comme d’hab: de 48, il saute à 220 puis redescend à 48 et ne bouge plus… Bon, on va continuer aux sensations, c’est ce qui finalement est le plus sûr.
Arrivée au bord du lac, la douce civilisation m’accueille avec son corridor de voitures qui patiemment attend le long des quais. C’est encore la cohue.
Fièrement, je traverse le cortège, le double et accélère même le rythme.
NON MAIS !
Malgré tout, j’accuse les 10 km avec un peu de fatigue.. Y aurait-il un microbe dans l’air.. Allez encore 3 petits kils.
La fin du parcours reste concentrée sur l’admiration des eaux du lac qui sont ce matin d’un calme plat, on pourrait même voir les filets de perche nager ( !)
Encore quelques foulées.. Enfin j’arrive. Ouf !! je consulte mon chrono qui m’indique un temps honorable : 1 heure 13 pour 13 km 500. Ca me console et me rassure de mes douleurs musculaires.
Allez, un p'tit truc de Ouf....
Voilà un bon mois et demi que je me retrouve coincée à ne pas pouvoir courir et que les baskets me démangent… Tous les jours, je regarde mon calendrier et je compte les entraînements qui défilent.. Surtout éviter de venir « guigner » les Traine-la-Grolle en course pour ne pas pleurer.. Bouhhh ! (je pleure quand même).
Cette guérison est longue et risque bien de s’éterniser. Tant pis, je ne peux pas courir mais marcher, ça, je peux le faire.. Les douleurs dues à cette tendinite des adducteurs ne se réveillent pas pendant la marche. Alors pourquoi attendre sans rien faire : un petit tour puis un autre et encore un autre un peu plus grand permettent de m’entraîner dans cette pratique venue finalement du fond des âges mais pourtant bien actuelle.. Ca me fait du bien, pour le moral et aussi pour mes jambes que je voyais fondre à vue d’œil à cause de ce repos forcé.
Une idée un peu folle (ouf ouf) vient me taquiner les neurones: pourquoi ne pas intégrer cet exercice dans un transport quotidien et obligé (eh oui il faut bien « gagner sa croûte »). OK je tente. Après tout, je l’ai fait cet hiver en courant dans la neige alors, aujourd’hui marcher avec les petits oiseaux qui chantent et la douceur du printemps, pourquoi pas ?
Rendez-vous est donc pris avec mon réveil pour 5 heures du matin. Après une bonne nuit et quelques tasses de thé (pour l’hydratation), me voilà partie pour 13 km de marche dans l’obscurité, podomètre à la ceinture. Le vent commence à souffler. En guise de « douceur du printemps », c’est un froid de canard qui m’accueille ! Allez courage, le défi est déjà lancé. Une longueur de champs me renvoie dans les vignes où je longe quelques maisons endormies. Ca fait drôle d’être là dans le désert de la nuit. C’est même inquiétant. Surtout avec cette bise qui invente des bruits un tantinet angoissants : des feuilles qui se froissent sur le sol, une plaque métallique qui cogne, un long hululement dans un tuyau de ruisseau… Pas très rassurant tout ça ! Je presse le pas et mon chrono m’indique déjà 30 minutes de trajet. Je traverse une grande route où quelques voitures se pressent déjà vers la ville : il n’est que 6h30.
Enfin, me voilà de nouveau dans la campagne où je poursuis ma route accompagnée du chant joyeux d’un merle. Après les bruits d’épouvante, je retrouve enfin les douces joies du printemps ! Je n’ai pas le temps d’admirer cette scène que le vent me pousse déjà dans le dos comme s’il était pressé. Eh, doucement Le Vent.. !
Tiens, encore un joli tableau du matin : Monsieur et Madame Canard se font la causette. Je les distingue très bien car le jour se lève sérieusement. Enfin, je peux clairement voir les résultats sur mon « ordinateur de bord » : la moitié du trajet reste encore à faire.
J’atteins les premières maisons et surprends quelques bonnes odeurs de café. Par les lumières, je peux facilement deviner qui est en vacances et qui doit se lever pour aller bosser ! Eh oui, il y a 2 catégories de gens le matin, les chanceux et les autres. Mais bon, je peux considérer que je suis en vacances pour l’instant car j’ai le plaisir de l’exercice et de la balade. Tout à l’heure, ce sera différent quand je serai enfermée! Alors, une seule chose compte : APPRECIER le moment présent.
Mes jambes sont bien échauffées et il reste encore 45 minutes de marche. Je peux tenter une bonne accélération sans réveiller ces douleurs dans mon muscle blessé. Ainsi, j’assure mon arrivée au boulot en bonne et due forme, pour l’heure prévue.
La descente sur les bords du lac entraîne alors chez moi une vive émotion à la vue de ces pauvres cabanes construites « cahin-caha » sur le coteau : les Porsche, Mercedes et grosses voitures sont encore garées dans leurs cours, cachées derrière de grands portails, inactives. Les lumières sont inexistantes dans les cuisines : il est clair que là, tout le monde dort encore.. Il est 7h30.
Le lac est déchaîné. L’eau claire qu’on pouvait observer hier s’est transformée en un liquide opaque et verdâtre. Les vagues foncent sur le bord, poussées par un vent de plus en plus froid qui fait tanguer tant bien que mal les bateaux comme de vulgaires coquilles de noix.
Je force un peu plus mon allure pour lutter contre cette température de nouveau hivernale. La file des voitures s’allonge devant les feux rouges. Me voici arrivée au centre du pays des Sugus et du chocolat… (ah la la, gourmandises de mon enfance). Le tic-tac des montres et le claquement des calculatrices se devinent derrière les fenêtres des bureaux. (On ne parle pas du tintement des pièces ou du froissement des billets car ce n’est finalement pas le sujet..) Il est à peine 8 heures : j’arrive sur mon lieu de travail. Ouf ! Mon chrono m’indique alors le résultat: 2 heures de trajet porte à porte. Challenge à moitié relevé car le retour au « Pays des Grenouilles » reste à faire.. (oui oui, les grenouilles existent bien chez nous, vous ne les entendez pas en ce moment dans les ruisseaux?).
Alors, à +.
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