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Trucs de Ouf

Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /2010 12:53

Les détails de l'histoire sont ici.

Par Jacques - Publié dans : Trucs de Ouf
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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /2010 22:22

La traversée des Pyrénées en sept jours, soit sept ultra trail de fou, les infos ici.

Par Jacques - Publié dans : Trucs de Ouf
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 19:42
BRAVO AUX HANDBALLEURS FRANCAIS
CHAMPION D'EUROPE 2010
Par Jacques - Publié dans : Trucs de Ouf
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 19:26

Une histoire pas bien propre (interdite aux maniaques des baskets immaculées)

Samedi rendez vous chez Stéphane en début d’AM, un petit briefing et on part (un petit détour pour prendre encore des objets oubliés par Béa) un coucou aux participants de l’Escalade ! On fait la route tranquillement, le temps de papoter de tout et de rien, enfin surtout du périple qui nous attend !! Nous sommes un peu speed (enfin surtout moi !) vite nous arrivons à Lyon, on pose la voiture, on prépare les sacs, et là ERREUR j’ai écouté les conseils de mes acolytes : je ne prends pas mon duvet. Nous prenons nos tickets pour la navette, on grimpe dedans c’est plein !
Au revoir Lyon à dans ……quelques heures !

Un trajet pas trop reposant jusqu’à Saint Etienne. Nous avançons vers la première halle, nous entrons et là : c’est plein de vaches, veaux, moutons, tracteurs !!! Tous les sportifs que nous sommes se demandent s’il n’y a pas eu erreur de la part du chauffeur !! Non il suffisait de faire le tour pour trouver la grande Halle (encore bien vide).
Nous allons récupérer nos dossards livrés avec notre gobelet (et oui il vous faut vous trimballer votre gobelet tout le long !! il m’a bien fait CH… celui là avant de partir !) et la casquette !! L’arnaque je suis le seul à avoir une casquette où ce n’est pas inscrit : saintélyon ! Enfin j’ai pu en récupérer une !

On se pose et on commence à tenter de se reposer : sans duvet ! Enfin Béa et moi arrivons à nous allonger et à fermer les yeux une bonne heure (pendant ce temps Stéphane déambule et nous ramène les fiches pour nos sacs qui rentrent en bus eux ! question repos : j’ai rêvé assommer le speaker qui nous a bien fait CH....)
19 heures direction pasta party (tiens ça fait longtemps que je n’en ai pas mangé !) nous rencontrons des randonneurs qui vont la faire mais en marchant !!

La pression commence à monter je suis assez énervé, arrivent Adeline et son mari Olivier (des amis qui font la course en équipe de 2) présentations rapide.
On se prépare : que mettre dans les sacs : pour ma part ce sera minimaliste (de toute façon vu la taille du mien !) la poche à eau remplie : 2 litres, des recharges de tube de gel, le portable, mes papiers, le coupe vent et c’est tout ! Le gobelet me pose problème : résultat il finit dans la poche du t shirt! J’ai eu bien du mal à convaincre mes acolytes de faire de même !! Leurs sacs sont plus grands donc on met plus de choses (il suffit de peser le sac de Béa à l’arrivée pour comprendre !) les inconscients !! l’ennemi c’est le poids !

Je confie un rechange à Adeline (elle part de saint Catherine au KM 28) comme ça j’ai un vêtement sec là bas !
 Allez il faut de mettre sur la ligne de départ : un monde !!!! Plus de 4500 personnes qui vont partir à minuit pour faire 69 KM !! Toutes les frontales allumées c’est magique !!

Top départ, allez en avant !! Nous partons tous les 3 ensemble, il y a du monde il faut se faire sa place, on double encore et encore, 500 mètres je dis à Béa encore 68,5 KM !! bon on avance doucement (on s’échauffe !) au deuxième kil je sens mes jambes me dire : « au boulot on y va », je démarre, désolé les gars mais je vous abandonne ici (j’ai un petit objectif). Je prends mon rythme : 9,6 d’allure, sur plat et descente (il n’y en a pas encore) je file, en côte je marche dès que c’est trop pentu (mais rapidement); arrive le premier ravitaillement, comme prévu c’est plein, comme prévu je ne m’arrête pas j’ai ce qu’il faut !
Ça va bien, pas froid, pas mal ! tout est au vert !
Km 20 appel de Stéphane ils sont à 4km de là au premier ravitaillement il me semble qu’ils vont bien (je ne sais pas encore !)
KM 22 deuxième ravitaillement tout est bien je fonce toujours à mon allure les montées sont faites correctement je double encore et encore (c’est magique on se retourne et on voit une file de lampes ! à voir !) la descente sur sainte Catherine est technique : attention où on pose les pieds ! Les premiers relayeurs me dépassent (ils sont partis 1 heure après nous). Les chemins commencent à être plus « petits » et la boue est là !!!! (splash ! font les pieds dedans !!) Surtout la descente vers Sainte Catherine ! Là, je retrouve Adeline, finalement je lui laisse mon sweat (ils ont un sac il finira au fond et dans la navette je le retrouverai à Lyon).

Je repars ça va, une bonne côte et une descente arrive et là la guigne : une crampe qui vient me frapper la cuisse gauche (je vais me la cogner jusqu’à Lyon !) mon rythme en prend un coup je tombe à 9 à l’heure….
La suite est bien agréable malgré tout, une suite de descentes alternées par quelques montées je suis conscient que cette douleur ne va pas me lâcher : je fais une halte au ravitaillement suivant : soupe, coca, banane (j’espère que la soupe va me donner le sel qui fera fuir les crampes, espoir vite déçu !)
J’arrive au 50ème Km je pense encore boucler en 7 h30 (mon objectif !) les douleurs sont permanentes et je pense encore tenir ce rythme : le plat ça va (je relance à des allures comprises entre 11 et 12,5), les montées je marche vite c’est Ok mais dès qu’une descente arrive je déguste : Moralité je n’ai pas assez travaillé l’entrainement en descente (je vais corriger ça !)
Je tente de joindre mes acolytes, pas de nouvelles ?
Les kilomètres défilent la moyenne se stabilise je gère la douleur ! Km 57 ravitaillement, je discute avec un gars avec qui je cours depuis un moment, et il me répond gentiment : 7h 30 tu peux rêver on n’y sera jamais ! Le moral en prend un petit coup tant pis on va finir ! La suite se fait tant bien que mal (aïe mes jambes) la montée devant la mairie de saint Fons est difficile et là coup de pompe au moral pas bon du tout (j’ai besoin d’un remontant mais il n’est pas en forme lui non plus mon remontant ! mais il arrive tout de même). Je ne ferai pas 7h 30 je dois faire moins de 8 heures !

Ça repart donc (je suis têtu !) la descente sur Lyon : le Rhône, la ville : c’est bientôt fini on peut y aller !! Reste à faire une montée dans les traboules et surtout la descente !!(aïe) traversée du Rhône sur la passerelle illuminée (il ne fait toujours pas jour !) des photographes tient ça dois faire une photo sympa !
Final le long du Rhône (mais c’est où l’arrivée ??) enfin le palais des sports, du monde qui vous encourage on peut tout lâcher (enfin ce qui reste !) la ligne : 7h44 04 à ma montre !!!!
Maintenant : boire, manger et attendre les suivants : j’appelle Stéphane : il compte être là vers 10 heures et m’annonce que Béa n’est plus avec lui : coup de mou !
Une bonne douche, un petit repas et j’attends Stéphane qui arrive !! Nous attendons Béa vautrés dans les gradins (un petit repos quoi !!) enfin la voilà nous la récupérons, elle mange un morceau et retour la haute Savoie !!

Moralité : nous avons passé un bon moment et c’est décidé l’an prochain j’y retourne !!! (qui m’aime me suive!).
Moralité 2 : bravo à Stéphane et Béa pour leur effort et leur volonté de finir !!
Moralité 3 : on a eu le T shirt FINISHER !!!! (surtout toi Béa!)
Moralité 4 : merci mes baskets vous avez fini votre travail en beauté!
Au fait coté propreté !!!! c'est pas ça !
Par Lionel - Publié dans : Trucs de Ouf
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 21:23
Un joggeur de 26 ans a été interpellé pour avoir fait du jogging nu vendredi en Suisse à Shönenberg. Il ne portait que des chaussures, des lunettes de soleil, une sacoche autour de la taimme et une casquette. Il a expliqué aux policiers qu'il court sans habit pour que sa peau puisse absorber plus d'oxygène. Il a reconnu s'être entraîné trois fois dans le plus simple appareil.

Par Jacques - Publié dans : Trucs de Ouf
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 19:19

 

100 KM SUR UN VELO DE NUIT


Pourquoi faire 100 kms de vélo dans la nuit ? La réponse peut être toute simple : faut être fêlé !

Mais c’est plus compliqué que ça ! J'avais une petite dette envers Eric qui a eu la gentillesse de me concocter mon plan pour le marathon d’Annecy (avec toutes les explications qui vont bien !). mais là c’est encore trop facile, j’avais peut-être envie de voir ce que ça peut donner histoire, qui sait, de m’aligner en 2010 !

Vendredi matin arrivée d’Eric à la maison, on se fait une petite pasta partie et on paufine l’organisation du « couple » ! : je porte la montre et c’est moi qui doit lui dire quand boire et s’alimenter, enfin sauf s'il ne veut pas !

 

13 heures, nous retrouvons Jacques et les filles qui finissent de charger la voiture : présentation et hop nous filons chez Pépé. Là, se retrouvent tous les « biennois » pour un départ en caravane (il ne manquait que les relayeurs).

 

Arrivée à Bienne , sur le terrain des Traines la grolle (d’ailleurs le trésorier va proposer l’achat de ce terrain par le club !)

Tout le monde « s’installe » : c'est-à-dire qu’on déballe les affaires, on en met de partout et les coureurs essayent de dormir un peu (Eric n’arrête pas de s’excuser parce qu’il essaie de se reposer au calme : « ils doivent me prendre pour un sauvage ! »

Les vélos règlent leur monture : on profite du Tamoil d’à côté pour gonfler les pneus à bloc !

On mange (c’est vrai que les pates de Christophe ont fait du bien avant de partir !!!!)

 

Préparation des paniers du vélo : dernier breefing avec Eric pour bien savoir où se trouvent les objets et ne pas avoir à les chercher au moment opportun !

 

Je me mets en tenue (on dirait un clodo !!!) de peur d’avoir mal au c.l je mets un short de vélo sur ma tenue , le chasuble orange fluo !!!!

21.30 h. départ des vélos on ne reverra les coureurs que dans 2 heures.

On roule pépères (le chemin n’est pas bien balisé mais on y arrive quand même)

Voilà nous y sommes il ne reste plus qu’à attendre une petite heure !!!

On s’assoit et on attend ! On en profite pour manger un morceau peinards, je mets mon alarme à 23.59 h. (trop tôt me disent les autres !! mais il ne connaissent pas l’Eric !)

Voilà le premier qui passe (il est rapide l’artiste !)

Enfin arrive Eric, et voilà c’est parti : au revoir les gars on se retrouve… à Bienne !

Un premier briefing : il a les jambes lourdes il n’arrive pas à dérouler correctement mais le rythme est bon ! Je dois faire attention de bien lui laisser la corde dans les virages !!! il me donne sa frontale je suis là pour l’éclairer.

 

Ça roule ma poule : tous les quarts d’heure je lui propose de boire sa boisson préparée avant le départ et de quoi manger : il gère en fonction !

Mais que font ces gens au milieu des bois pour encourager les coureurs ??

Arrivent les 50 kms : 4.50 h. c’est bon ça tourne bien !

Allez il va falloir se couvrir : je lui passe ses gants et sa casquette.

 

55 kms, on arrive à la séparation : ah ! voilà les Traines la Grolle , Jacques est parmi eux (il a dû abandonner, je le pensais : la douleur de ces dernières semaines …. Sage décision) on prend des nouvelles des autres : rien sur Pépé, mais Stéphane avance correctement, les filles sont là elles ont bien tourné, Luc en forme .. comme d’hab. !

Un petit coup de coca et hop ça part pour 10 kms à fond les ballons : "quand on partait de bon matin quand on partait sur les chemins …. à bicyclette….. !!!" . Je rejoints le point de jonction, j’ai le temps : ouf je peux poser ma monture et m’assoir un peu.

 

Arrive Eric, il est pas en forme, il a un petit coup de mou ! bon c’est pas grave il court toujours mais un peu moins vite !

 

Le soleil se lève, tient il fait jour !!!!

On rejoint le dernier relai, Isaac est là; il nous accompagne un morceau et nous informe de la mauvaise fortune de Stéphane, il recommencera : c’est un coriace !

 

Allez encore 20 bornes, putain ce que ça monte, la charogne d’Eric il marche dans les montées mais il va aussi vite que moi !!! (je ne suis pas fait pour le vélo c’est sûr !)

Allez on y va, tiens un petit café ce serait bien ! ben non j’ai pas pris mes sous !!

On rejoint le bord de la rivière, Isaac nous rejoint, accompagné de Christophe, une petite tape et ciao !

On continue, bon ben moi je continue à lui raconter des c….eries, à lui chanter des chansons : ça va, il sourit en coin ça ne le dérange pas trop (pourtant qu'est ce que je peux en raconter des conneries !!) les chansons ... je ne vous raconte pas !!

Les derniers kms sont avalés plus rapidement (les ailes qui poussent !!)

 

Enfin Bienne !

"100 kms à pied, ça use, ça use !!!"

Mais en vélo et ben même pas  mal au C.L!!!!!!

 

UNE CHOSE EST SÛRE : FAUT ÊTRE BARGE POUR COURIR CETTE DISTANCE !!!!!

MAIS IL FAUT VRAIMENT EN VOULOIR : CHAPEAU BAS MESSIEURS.

Par Lionel - Publié dans : Trucs de Ouf
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Samedi 17 novembre 2007 6 17 /11 /2007 07:57
Ca-y-est--.jpg
Félicitations!!
Stéphanie à Thorong -La -Pass, col situé à 5416 m d'altitude Passage effectué lors du tour des Annapurnas au mois d'octobre 2007. Y sont partout les Traînes la Grolle.
Par Jacques - Publié dans : Trucs de Ouf
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /2007 08:00

Les Traînes la Grolle toujours plus haut !!!!

Photo prise le 14 juillet 2007 à 06 heures 30 par Sylvie, sur le toit de l'Afrique. Kilimanjaro 5895 m.

Par Jacques - Publié dans : Trucs de Ouf
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Jeudi 7 juin 2007 4 07 /06 /2007 17:09

« Encore une fois » me suis-je dit..

Tonitruant, mon réveil a donc sonné ce matin.

Pfffff ! Il faut dire que l’entrain de la 1ère fois n’est plus au rendez-vous. Mon goût pour l’aventure aurait-il été émoussé par l’effet de répétition ? Certainement.

Mon appel bloggeur n’a pas été entendu : un compagnon de route aurait sûrement ravivé l’aspect exceptionnel de la sortie ainsi que mon courage.

Tant pis.

Arrimée de ma nouvelle gourde « spéciale CAP » (non pas la même que sur le dessin, hein Jacques), je démarre sans trop vouloir penser aux kilomètres à parcourir.

Heureusement, il fait super beau aujourd’hui et la lumière est à son maximum. Au moins pas besoin de lampe frontale! Le soleil commence à darder ses rayons sur le haut des montagnes et les merles sifflent gaillardement depuis le toit des maisons.

Mes pieds foulent rapidement l’herbe mouillée. C’est vrai qu’il a pas mal plu dans la nuit. Cinq cent mètres seulement dans le petit chemin de terre, et j’entends « splash splash » dans mes chaussettes. Zut, pas très agréable comme sensation. Surtout au saut du lit. Le goudron de la route est le bienvenu : mes baskets vont pouvoir « s’ébrouer » sur le bitume, et avec un peu de chance j’arriverai les pieds au sec. Tiens en parlant d’ébrouer, un cheval m’accompagne dans son parc : il a été surpris de voir quelqu’un à cette heure, c’est sûr.

Je cours, je cours, mes jambes me font un peu mal.. La conséquence des fractionnés d’avant-hier sans doute. Voilà déjà les premières maisons. Mon allure est assez soutenue. Ca doit être pour cela que c’est douloureux. Je ne peux pas me fier à mon cardio qui me joue des tours, comme d’hab: de 48, il saute à 220 puis redescend à 48 et ne bouge plus… Bon, on va continuer aux sensations, c’est ce qui finalement est le plus sûr.

Arrivée au bord du lac, la douce civilisation m’accueille avec son corridor de voitures qui patiemment attend le long des quais. C’est encore la cohue.

Fièrement, je traverse le cortège, le double et accélère même le rythme.

NON MAIS !

Malgré tout, j’accuse les 10 km avec un peu de fatigue.. Y aurait-il un microbe dans l’air.. Allez encore 3 petits kils.

La fin du parcours reste concentrée sur l’admiration des eaux du lac qui sont ce matin d’un calme plat, on pourrait même voir les filets de perche nager ( !)

Encore quelques foulées.. Enfin j’arrive. Ouf !! je consulte mon chrono qui m’indique un temps honorable :

1 heure 13 pour 13 km 500. Ca me console et me rassure de mes douleurs musculaires.

 

 

 

 

 

 

Par Odile - Publié dans : Trucs de Ouf
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Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /2007 15:24

Allez, un p'tit truc de Ouf....

Voilà un bon mois et demi que je me retrouve coincée à ne pas pouvoir courir et que les baskets me démangent… Tous les jours, je regarde mon calendrier et je compte les entraînements qui défilent.. Surtout éviter de venir « guigner » les Traine-la-Grolle en course pour ne pas pleurer.. Bouhhh ! (je pleure quand même).

Cette guérison est longue et risque bien de s’éterniser. Tant pis, je ne peux pas courir mais marcher, ça, je peux le faire.. Les douleurs dues à cette tendinite des adducteurs ne se réveillent pas pendant la marche. Alors pourquoi attendre sans rien faire : un petit tour puis un autre et encore un autre un peu plus grand permettent de m’entraîner dans cette pratique venue finalement du fond des âges mais pourtant bien actuelle.. Ca me fait du bien, pour le moral et aussi pour mes jambes que je voyais fondre à vue d’œil à cause de ce repos forcé.

 Une idée un peu folle (ouf ouf) vient me taquiner les neurones: pourquoi ne pas intégrer cet exercice dans un transport quotidien et obligé (eh oui il faut bien « gagner sa croûte »). OK je tente. Après tout, je l’ai fait cet hiver en courant dans la neige alors, aujourd’hui marcher avec les petits oiseaux qui chantent et la douceur du printemps, pourquoi pas ?

Rendez-vous est donc pris avec mon réveil pour 5 heures du matin. Après une bonne nuit et quelques tasses de thé (pour l’hydratation), me voilà partie pour 13 km de marche dans l’obscurité, podomètre à la ceinture. Le vent commence à souffler. En guise de « douceur du printemps », c’est un froid de canard qui m’accueille ! Allez courage, le défi est déjà lancé. Une longueur de champs me renvoie dans les vignes où je longe quelques maisons endormies. Ca fait drôle d’être là dans le désert de la nuit. C’est même inquiétant. Surtout avec cette bise qui invente des bruits un tantinet angoissants : des feuilles qui se froissent sur le sol, une plaque métallique qui cogne, un long hululement dans un tuyau de ruisseau… Pas très rassurant tout ça ! Je presse le pas et mon chrono m’indique déjà 30 minutes de trajet. Je traverse une grande route où quelques voitures se pressent déjà vers la ville : il n’est que 6h30.

Enfin, me voilà de nouveau dans la campagne où je poursuis ma route accompagnée du chant joyeux d’un merle. Après les bruits d’épouvante, je retrouve enfin les douces joies du printemps ! Je n’ai pas le temps d’admirer cette scène que le vent me pousse déjà dans le dos comme s’il était pressé. Eh, doucement Le Vent.. !

Tiens, encore un joli tableau du matin : Monsieur et Madame Canard se font la causette. Je les distingue très bien car le jour se lève sérieusement. Enfin, je peux clairement voir les résultats sur mon « ordinateur de bord » : la moitié du trajet reste encore à faire.

J’atteins les premières maisons et surprends quelques bonnes odeurs de café. Par les lumières, je peux facilement deviner qui est en vacances et qui doit se lever pour aller bosser ! Eh oui, il y a 2 catégories de gens le matin, les chanceux et les autres. Mais bon, je peux considérer que je suis en vacances pour l’instant car j’ai le plaisir de l’exercice et de la balade. Tout à l’heure, ce sera différent quand je serai enfermée! Alors, une seule chose compte : APPRECIER le moment présent.

Mes jambes sont bien échauffées et il reste encore 45 minutes de marche. Je peux tenter une bonne accélération sans réveiller ces douleurs dans mon muscle blessé. Ainsi, j’assure mon arrivée au boulot en bonne et due forme, pour l’heure prévue.

La descente sur les bords du lac entraîne alors chez moi une vive émotion à la vue de ces pauvres cabanes construites « cahin-caha » sur le coteau : les Porsche, Mercedes et grosses voitures sont encore garées dans leurs cours, cachées derrière de grands portails, inactives. Les lumières sont inexistantes dans les cuisines : il est clair que là, tout le monde dort encore.. Il est 7h30.

Le lac est déchaîné. L’eau claire qu’on pouvait observer hier s’est transformée en un liquide opaque et verdâtre. Les vagues foncent sur le bord, poussées par un vent de plus en plus froid qui fait tanguer tant bien que mal les bateaux comme de vulgaires coquilles de noix.

Je force un peu plus mon allure pour lutter contre cette température de nouveau hivernale. La file des voitures s’allonge devant les feux rouges. Me voici arrivée au centre du pays des Sugus et du chocolat… (ah la la, gourmandises de mon enfance). Le tic-tac des montres et le claquement des calculatrices se devinent derrière les fenêtres des bureaux. (On ne parle pas du tintement des pièces ou du froissement des billets car ce n’est finalement pas le sujet..)

Il est à peine 8 heures : j’arrive sur mon lieu de travail. Ouf ! Mon chrono m’indique alors le résultat: 2 heures de trajet porte à porte. Challenge à moitié relevé car le retour au « Pays des Grenouilles » reste à faire.. (oui oui, les grenouilles existent bien chez nous, vous ne les entendez pas en ce moment dans les ruisseaux?).

Alors, à +.

Par Odile - Publié dans : Trucs de Ouf
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