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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 18:22

Voici la copie d'un post du Forum de l'UTMB pour comprendre pourquoi les courses ont été neutralisées, parce que la sécurité des coureurs passe avant tout ! et qu'il est difficile d'imaginer les conditions  à la tête aux vent !

22/09/2010 ; 17:52

"Cela fait quasiment un mois depuis le tourmenté weekend de l’UTMB. Les esprits se calment, nous pensons tous à d’autres choses, d’autres courses… 
Le souvenir des événements est encore bien présent.  
Il était 18h30 j’attendais ce moment depuis 2007 quand après probablement avoir tapé la tête contre un poteau dans mon sommeil j’avais décidé de commencer à courir, moi qui n’avait jamais fait même un petit footing. 
Après deux CCC en 2008 et 2009, le défi 2010 était enfin l’UTMB. 
Vangelis à fond sur la place du Triangle de l’amitié, une foule magique, des nuages bien menaçantes, une météo assez peu rassurante, le départ est donné. La rue Paccard passe dans deux bras de foule, trop beau, puis l’avenue Ravanel le Rouge, le rond point Lionel Terray et voilà ça commence à pleuvoir. Les Gaillands, Les Houches ça continue, le moral est tellement haut que la pluie ne dérange pas plus que ça. J’avance avec Philippe, puis en sortant des Houches Fred et Olive, trop cool !!! Nous montons à La Charme, il pleut moins, nous commençons à savourer le plaisir de passer la nuit ensemble ; passer le Bonhomme et la Seigne entre copains dans le mauvais temps nous rassure. Nous descendons sur Saint Gervais et la nouvelle nous est annoncée, course neutralisée ; coulée de boue à la Seigne, conditions météo trop mauvaises pour continuer. Quelle sensation bizarre !!! Tout allait si bien… 
Je retrouve ma famille et nous rentrons à la maison, on se dit tout est fini, nous allons faire la fête, nous avons des énergie à dépenser !!! 
Je me douche et je m’habille en sachant dans ma tête que j’aurais passée la nuit dehors. 
Je retourne sur Chamonix et je fais la rue Vallot avec Maude Giraud qui arrivait da la CCC ; il pleut. 
Je regarde les coureurs arriver de la Tête aux Vents, leurs visages sont tous bien marqués par l’effort de la course mais surtout par le froid, le vent et la pluie ; il pleut de plus en plus fort. 
J’apprends que la CCC est temporairement arrêtée à Vallorcine à cause des conditions trop rudes là-haut, des copains sont à Vallorcine, je prends ma voiture et je me lance au delà du Col, je me dis que dans la tente du ravitaillement il doit bien y avoir besoin d’aide et comme je suis coureur mais aussi bénévole j’y vais ; c’est le déluge ! 
J’arrive à Vallorcine sous la tente on dirait un sauna, il fait une chaleur impressionnante et le taux d’humidité est proche du 100%, je retrouve mes amis dans la foule, je passe derrière la table du ravitaillement et je file un petit coup de main aux bénévoles, quel bordel pour eux ! Le bruit empêche d’entendre que dehors le déluge continue sans cesse. 
La nouvelle tombe, la CCC est arrêtée à Vallorcine et le déluge continue. 
Je récupère alors un copain on rentre sur Chamonix, sur la route, transformée en torrent, je dois rouler au pas tellement il pleut, j’ai rarement vu tomber la pluie avec une telle violence et intensité. 
J’arrive à l’arrivée les quelque coureur arrivant à ce moment sont tous enveloppés dans leurs couvertures de survie, ils tremblent souvent, leur yeux sont ceux que nous avons quand nous avons eut peur. 
Ma veste légèrement ouverte laisse entrevoir le gilet organisation, un coureur venant de passer la ligne d’arrivée se précipite vers moi. La voix tremblante m’explique que son portable est en panne, il a pris la pluie ; il voudrait que j’appelle Vallorcine pour demander au contrôleur de bloquer sa femme qui est aussi sur la course, il me dit si elle monte à la tête aux vente elle meurt !!! 
Je lui annonce alors que la course a déjà été arrêtée et qu’il n’a pas à se préoccuper. Un grand sourire apparaît alors sur son visage, et il me dit : « monsieur celle-ci est la plus belle nouvelle que vous pouviez m’annoncer !!! Ahhh merci à l’organisation d’avoir pris cette décision !!! ». 
La pluie continue, les arrivées des coureurs enveloppés dans leurs couvertures de survie continuent aussi, l’Arve, pas loin, touche les bords, d’autres finishers me racontent avoir fait des chaines humaines pour traverser les ruisseaux transformés en torrents menaçants…  
La déception d’avoir été arrêté à Saint Gervais laisse peu à peu la place à la conviction que l’avoir continué aurait pu condamner la course pour toujours et enfin vers 7 heures du matin je regagne mon lit content d’y être bien au chaud et prêt à relancer l’entrainement pour d’autres courses à venir et je me dis à la prochaine édition ou à une autre, qui sait…"

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