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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 06:10
Un grand merci à Stéphane de m’avoir entraînée dans cette course de « fous » !
Courir un 100km, c’est vraiment mythique. Avoir la chance de le courir à deux, c’est encore mieux. Comment résumer en quelques lignes une course comme celle-là ? Commençons par la fin, car la fin est le commencement de l’instant de grâce quand nous passons la ligne d’arrivée. Qu’il y ait eu des douleurs, des ampoules, des coups de moins bien, tout est oublié, tout est sublimé lorsque les 100km sont accomplis.
Les 20 premiers kilomètres étaient du pur bonheur : paysage magnifique, soleil et ambiance chaleureuse. L’esprit de compétition est absent.
De plus, mon suiveur me plaît beaucoup, ce qui me donne des ailes. Après 20 kilomètres, je découvre que les ampoules « parisiennes » sur deux orteils sont de retour. Mon suiveur, décidément très charmant, me tend immédiatement des Compeed et je repars dans ces paysages sublimes, toujours en compagnie de Stéphane.
J’arrive au marathon relativement en forme, si ce n’est l’apparation de douleurs dans les jambes. Les massages de Técole font des miracles et les sourires de Chantal et Sylvie réchauffent le cœur.
Au départ de la seconde partie, la fatigue commence à se faire sentir, ce qui est tout à fait normal vu que je passe au-delà d’une distance connue. Bien que la région soit toujours aussi belle, je commence vraiment à remarquer son profil vallonné. Les montées deviennent éprouvantes et la soif se fait sentir bien que l’envie de boire soit absente. Stéphane remarque mon coup de moins bien, accepte très gentiment de ralentir l’allure et me donne une de ses pâtes d’amandes. Mon adorable suiveur va me chercher du chocolat au ravitaillement que nous venons de dépasser.
La montée sur Saint-Affrique est longue et je sens une douleur sous le pied, j’espère que c’est juste un petit caillou mais quand j’enlève la chaussure au col, c’est une belle ampoule. Mon gentil suiveur me colle un Compeed de plus sous le pied et me tend son I-Pod et la magie opère : chanson romantique et magnifique coucher de soleil me redonnent des ailes, je me remets à courir à un bon rythme, j’ai presque l’impression de voler.
Arrivée à Saint-Affrique après 72km de course. Nouveau massage de Técole et encouragements de Chantal et de Sylvie puis départ pour effectuer les 28 derniers kilomètres, après avoir absorbé une petite soupe. La nuit est tombée, Stéphane m’encourage de nouveau. Cette montée est terrible car nous venons de la descendre, je sais exactement ce qui m’attend. Au ravitaillement, j’entends un bénévole demander à un coureur de s’arrêter et de se « reposer » dans la tente. Je quitte alors immédiatement le stand afin d’éviter une remarque de ce genre qui
signifierait l’arrêt de ma course et ainsi de ne plus pouvoir accompagner Stéphane jusqu’au 100 kilomètres comme je me l’étais promis. A cet instant, je regrette vraiment mon manque d’entrain mais même dans ces moments-là, je ne peux m’empêcher d’admirer les magnifiques paysages nocturnes et d’être heureuse de m’être lancé ce défi, en dépit de mon entraînement « léger », pour vivre ces moments uniques.
Arrivés au col, nous sommes prêts pour la descente après avoir mis un coup de « bombe de froid » sur les jambes. C’est vraiment un produit miracle qui nous permet de courir entre 3 et 5 km, le temps que l’effet s’atténue. Le passage d’un ravitaillement perdu dans les bois, vers 23h30, le seul avec lumière et sono est un moment de félicité. La chanson « the show must go on » résonnant dans la nature, je suis définitivement persuadée que mon rêve est à portée de main. Il y a encore des douleurs, des coups de « bombe de froid » mais je vais de mieux en mieux. Stéphane peut enfin compter sur moi pour finir ces 100 kilomètres magnifiques.
Merci à vous de nous avoir soutenus en pensées et par SMS. Merci à Jacques de m’avoir donné envie de réaliser un pareil défi de part le partage de sa riche expérience. Merci à Técole pour sa bonté et ses massages ressourçants. Merci à Chantal et Sylvie pour leur gentillesse et leur présence à Millau. Leurs sourires valaient tous les anti-douleurs. Merci à Luc d’avoir été patient et d’avoir fait 100 km à vélo et à la marche par amour (il avait quand même droit à de la bière au ravitaillement !). Merci à Stéphane d’avoir été à mes côtés pendant ces 100km et leur préparation. Merci à Sophie et Tom de m’avoir permis de partager ce défi avec Stéphane. Merci à Pépé d’avoir « humanisé » cette distance à Bienne en juin de cette année. Et enfin un grand merci à Charlène et Ludovic, à ma mère de les avoir gardés, et à ma famille de m’avoir soutenue dans cette aventure.

Découvrez la playlist the show mustgo on avec Queen

commentaires

Odile 02/10/2009 10:50


Bravo Béa! Il faut réussir à les faire ces 100 kils! et tu les as finis.. Tout plein de bravos.
(Dis-nous : qui c'était ce G S ("gentil" suiveur) dont tu parles et qui te donne des ailes? Le commentateur "Heineken"?)
A la bonne vôtre donc!!


lyon 30/09/2009 10:49


il reste des place pour la saintélyon !! tu peux t'inscrire c'est plus court mais sans suiveur !
franchement faut être frappé pour faire les 100 KM ! (un coureur pas frappé)


Free 30/09/2009 09:41


il a tout compris Rodolphe au ravito !!!!!!!!!!!
PS:j'ai essayé de lui prendre son mp3, mais c'est trés dur, il est en illimitè!!!!!!!


Heineken 30/09/2009 07:38


Vingt ravitaillements:

20 cl de bière par ravitaillement = Contrôle positif à l'arrivée !


Jacques 30/09/2009 07:18


Si après ça il n'y a pas de Traînes la Grolle au départ du prochain 100 kilomètres, c'est à ne rien y comprendre.
Bravo Béa pour ton exploit et ton compte rendu.